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Icône no 62
Format : 40 x 30 cm.
Planche en tilleul
Tempéra. Auréoles et fond dorés à la feuille d'or
Dans la tradition orientale, l'icône de la Résurrection du Christ le représente descendant dans les enfers (Hades, c'est à dire le "monde intermédiaire des morts" et non l'enfer au sens chrétien du lieu des châtiments qui n'existe pas encore).
Le centre de la composition est la personne glorieuse du Christ, jaillissant tel l'éclair. Le Christ se trouve dans une mandorle de gloire, laquelle est souvent percée de la lumière émanant de Lui. La couleur de ses vêtements n'est plus le rouge (de sa tunique), ni le bleu (de son manteau), mais le doré éclatant du Vainqueur de la mort.
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Ayant brisé les portes de l'enfer, le Christ les piétine les portes de l'Hades et saisit les poignets d'Adam et d'Eve qu'il arrache vigoureusement des ténèbres de la mort. Avec Adam, c'est toute l'humanité qui est entraînée. C'est le Christ qui a pris l'initiative de notre salut.
Derrière Eve se pressent Elie, Moïse et Abel qui sont des annonciateurs de la venue du Sauveur.
A gauche, vêtus d'ornements royaux, David et Salomon sont tout prière et accueil. Près de David, Jean Baptiste, le Précurseur, montre le Christ des mains. Crochets, verrous et chaînes rompues jonchent le trou noir des enfers dont les montagnes resserrées et hautes illustrant les hauteurs éternelles, soulignent encore davantage la profondeur.
Dans son corps spirituel, transfiguré, le Christ échappe aux lois du monde, à la pesanteur marquée de corruptibilité et de mort. Son corps paraît suspendu dans l'espace. |